Les 10 Palmes d'or les moins méritées

Publié le par Plume231

Après "Les 10 Palmes d'or les plus méritées", il fallait bien que je m'occupe du revers de la médaille. Tous les palmarès contiennent leur lot de gadins, et le Festival de Cannes est loin d'être le plus avare dans ce domaine.

Tout d'abord petite précision, les frères Dardenne ont reçu la Palme deux fois et s'ils n'apparaîssent pas ci-dessous c'est uniquement je pense parce que je n'ai pas vu les deux films. Mais ayant visionné dernièrement "Le Silence de Lorna", ils m'ont donné l'impression d'être des types qui filme la misère humaine pour donner bonne conscience aux bobos et aux publics des festivals. Comme cela en regardant leurs films pendant une heure et demie, ces spectateurs croient qu'ils ont fait leur "BA".

 

J'aurais pu citer aussi "L'Homme de fer" (1981) d'Andrzej Wajda (suite de l'excellent "Homme de Marbre" (1977) la dernière heure est superbe mais difficile de ne pas vouloir s'assoupir devant une première heure et demie qui tourne en rond!!!), "Entre les murs" (2008) (film un peu trop national pour une Palme!!!) ou encore "L'Anguille" (1997) (histoire passionnante en elle-même mais certainement pas par la façon dont elle est racontée!!!).

 

Marty (1955, Delbert Mann) :

 

palmes d'or les moins méritées Marty

 

"Marty" est une oeuvre unique dans l'Histoire du cinéma pour deux raisons : la première c'est le seul film à avoir reçu l'Oscar du Meilleur Film et aussi la Palme d'or, et la deuxième c'est le premier a avoir remporté la Palme d'or alors que cette récompense venait de prendre officiellement cette dénomination. Autrement ??? Ben autrement, c'est tout... Bon pendant les 90 minutes que dure le film, on ne s'ennuie pas et on suit même avec plaisir les divers mineurs événements qui touchent les personnages. Mais une fois les 90 minutes terminées, on oublie sans mal ce film. Alors pourquoi un tel succès et une telle reconnaissance à l'époque ??? D'après ce que j'ai lu c'est parce que c'est la première fois qu'un film hollywoodien présentait des gens simples avec des événements simples. Et des oeuvres incontestablement supérieures comme "La Foule" (1928) de King Vidor ou "Solitude" (1928) de Paul Fejos, sans parler de quelques films de Frank Borzage, on les jette à la poubelle ??? Bon pour une soirée sans vouloir se prendre la tête mais certainement pas un grand moment de cinéma.

 

Blow-Up (1967, Michelangelo Antonioni) :

 

palmes d'or les moins méritées Blow-Up

 

Belle représentation du Swinging London, acteurs très bons, scénario qui est une réflexion intelligente sur le réel et l'imaginaire et notre rapport à l'image, mais voilà c'est le "maestro" Michelangelo Antonioni qui est derrière la caméra et ce serait dommage de ne pas tenir sa réputation de cinéaste ennuyeux. Donc un film lent, très lent, trop lent (vous pouvez le passer en accéléré sans que cela nuisse à la compréhension de l'histoire!!!) et chiant.

 

If.... (1969, Lindsay Anderson) :

 

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S'inspirant du "Zéro de conduite" (1933) de Jean Vigo, le réalisateur Lindsay Anderson met en scène dans la mouvance de Mai 68 cette oeuvre qui s'en prend au système éducatif anglais. Ne sachant jamais tout au long du film s'il doit choisir comme cheval de bataille le burlesque, un surréalisme à la Bunuel ou un réalisme absolue, le cinéaste britannique réalise une oeuvre qui n'arrête pas de se chercher mais qui ne se trouve jamais. Vous ajoutez à cela un rythme qui avance à la vitesse du escargot sous Lexomil, et vous obtenez un véritable somnifère. Seul intéret de voir ce film éventuellement : la présence dans le rôle principal de Malcolm McDowell. C'est d'ailleurs après avoir vu ce film que Stanley Kubrick avait décidé qu'il serait son Alex DeLarge dans "Orange Mécanique" (1971). Mais pour en revenir à Lindsay Anderson, il réalisera une suite très très largement supérieur et réussie avec le même acteur qui interprétera le même personnage "Le Meilleur des Mondes possible" (1973) qui s'en prend de manière percutante (cette fois!!!) aux Institutions anglaises et au Capitalisme. Le film sera en compétition à Cannes mais ne recevra aucune récompense, sans commentaire...

 

M*A*S*H (1970, Robert Altman) :

 

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La première fois que j'avais vu le film, je n'avais pas détesté. Mais la deuxième fois a été dure car je me suis aperçu que "M*A*S*H" avait affreusement mal vieilli. Et de plus la veine critique anti-militariste que je croyais retrouver a sérieusement pris l'eau. En plus des décors et des costumes kitschs à souhait, le film se contente d'aligner des séquences grivoises plus lourdes que drôles avec des scènes d'opération chirurgicales bien sanguinolentes. Pendant près de deux heures, ça devient très vite ennuyeux. Il y a une scène avec un match de football américain mais celle-ci s'avérant aussi excitante et drôle que le reste... La seule chose à sauver c'est la chanson culte de Johnny Mandel "Suicide is painless".

 

La Classe ouvrière va au paradis (1971, Elio Petri) :

 

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En 1970, le film d'Elio Petri "Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon" sort en salles et reçoit un très grand succès public et critique ainsi qu'une multitude de récompenses dont l'Oscar du Meilleur Film étranger et le Prix spécial du Jury à Cannes. Cette satire implacable des Institutions et de la Société italienne à travers le portrait d'un policier, très magistralement interprété par Gian Maria Volonté, méritait sans conteste tous les honneurs reçus. La BO obsédante et inoubliable d'Ennio Morricone concourt en outre à la réussite du film. En 1971, Elio Petri récidivait dans ce genre de satire sauf que contrairement au film précédent, Gian Maria Volonté joue le rôle d'un personnage, à savoir un ouvrier exténué par un travail lassant et répétitif, sans le moindre pouvoir. On ne change pas une équipe qui gagne donc normalement ça devrait marcher aussi sans problème, mais non... Déjà la BO d'Ennio Morricone est loin d'être inoubliable, autant Gian Maria Volonté était brillant dans le film précédent autant là il se contente de cabotiner et Elio Petri ne sachant pas quoi faire de son sujet tourne en rond tout du long se contentant parfois de lancer désespérément quelques lourds lieux communs gauchistes (et c'est un gauchiste n'ayant jamais mangé de caviar ou couché dans la chambre d'un hôtel à 3 000 dollars la nuit de toute sa vie qui écrit cela!!!). Aussi excitant et frais qu'une journée de travail à l'usine!!!

 

Padre Padrone (1977, Paolo et Vittorio Taviani) :

 

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Un jeune berger isolé, analphabète et tyrannisé par son père devient un linguiste et écrivain reconnu. Sauf les toutes dernières minutes (merci Mozart!!!), ce film inspiré d'une histoire vraie est sans le moindre lyrisme (sauf quand on entend Mozart donc!!!), se montre parfois dans sa réalisation d'un très grand amateurisme et de plus les personnages ne sont pas du tout attachants. Comment se passionner pour une telle oeuvre ??? Si vous voulez passer votre chemin...

 

Sous le soleil de Satan (1987, Maurice Pialat) :

 

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On ne remerciera jamais assez Yves Montand, président du jury, ainsi que les autres membres d'avoir décerné à l'unanimité la Palme d'or à Maurice Pialat pour "Sous le soleil de Satan". Non pas que le film soit bon (au contraire même, je vais y revenir plus tard!!!) mais parce que cela a donné lieu au plus grand moment télévisuel du Festival : le réalisateur sous les huées de l'assistance levant le poing et disant "Je ne vais pas faillir à ma réputation : je suis surtout content ce soir pour tous les cris et les sifflets que vous m'adressez. Et si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus". Mais pour en venir au film en lui-même, bien que j'aurais préféré être du côté du réalisateur incompris, force est de reconnaître que les huées des journalistes étaient pleinement justifiées. Georges Bernanos n'est certainement pas l'auteur le plus évident à adapter mais Robert Bresson avec "Le Journal d'un curé de campagne" (1951) a remarquablement montré que c'était possible. Le film de Pialat est lourd, empesé souvent par de très longues plages de dialogues ampoulés, sans émotion. Et si Gérard Depardieu et Sandrine Bonnaire s'en sortent avec tous les honneurs, les seconds rôles ont plus l'air d'avoir les chocottes du type derrière la caméra que d'être obnubilés par leurs interminables dialogues. Une oeuvre pas du tout en état de grâce.

 

Sailor et Lula (1990, David Lynch) :

 

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"Mulholland Drive" (2001) est pour moi la meilleure oeuvre de sa décennie, je n'ai jamais été autant bouleversé que devant "Elephant Man" (1980) et j'adore "Blue Velvet" (1986) et "Une Histoire vraie" (1998). Donc comme détracteur du cinéma de David Lynch, on peut très facilement trouver mieux. Mais reste que pour moi la seule Palme d'or du cinéaste reste un très gros gadin. En effet, "Sailor et Lula" est juste une suite de séquences violentes et d'effets clinquants sans le moindre intérêt. 

 

Le Vent se lève (2006, Ken Loach) :

 

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Comme justification à l'attribution de la Palme d'or à l'unanimité à ce film, la Presse a trouvé comme prétexte le fait que Ken Loach faisait un subtil parallèle entre la Guerre d'indépendance irlandaise des années 20 et celle qui était d'actualité (et qui l'est encore même si beaucoup plus discrète!!!) en Irak. Bon en ne tenant pas compte de cela, on pouvait attendre d'une oeuvre sur cette guerre civile quelque chose de vraiment lyrique, de fort, de rageant qui donne envie de cogner les murs avec ses poings, de prendre les armes et d'aller buter de l'anglais. Pas du tout, déjà je ne vois pas du tout le parallèle avec l'actualité de l'époque ensuite si la première partie où on voit les irlandais prendrent les armes contre l'occupant anglais n'est pas inintéressante (et plus grâce à son sujet qu'au film en lui-même!!!), elle s'enlise souvent dans des scènes inutilement longues et bavardes. Par contre, la seconde partie qui conte une lutte fraticide se révèle pas du tout intéressante le réalisateur n'arrivant pas à donner un semblant de force. Reste que ce n'est pas avec ce film, l'académique "Michael Collins" (1997) de Neil Jordan et le plat "Révolte à Dublin" (1936) de John Ford que la Guerre d'indépendance irlandaise a son grand film qu'elle attend toujours d'ailleurs.

 

Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures (2010, Apichatpong Weerasethakul) :

 

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C'est de très loin, de très très loin la pire Palme d'or de toute l'histoire du festival. Je n'ai pas vu toutes les Palmes d'or mais je pense qu'on ne peut pas faire plus mauvais de toute façon. Cette oeuvre est abyssalement, mortellement chiante, un véritable calvaire. Je suis désolé de ne pas avoir une argumentation qui soit un minimum solide mais c'est difficile quand il n'y a absolument rien à argumenter. Voyez-le si vous en avez le courage (et Dieu sait qu'il en faut!!!) et vous me comprendrez. Qu'est qui est passé par la tête de Tim Burton pour avoir soutenu ce machin pour la récompense suprême ???



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