Les 10 films sortis en 1940 que vous devez absolument voir sinon vous passez à côté de quelque chose de grand

Publié le par Plume231

L'Aigle des mers (Michael Curtiz) :

 

1940, L'Aigle des mers

 

"L'Aigle des mers" a toutes les qualités d'un grand film d'aventures : un rythme épique qui ne laisse pas le moindre répit au spectateur, des scènes d'action très réussies, une belle accumulation de rebondissements et un acteur principal d'un charisme insolent. Seule petite ombre au tableau : une partenaire féminine un peu fade mais cela reste bien secondaire surtout sous l'avalanche des nombreuses qualités de cette oeuvre. Mais vous ajoutez à cela une profondeur totalement inattendue pour un film de ce genre. En effet, nous sommes en 1940 et la Warner Bros, qui produisait donc le film, était sans conteste le studio le plus engagé à Hollywood dans la lutte anti-nazie. Il n'est donc pas difficile d'assimiler à la soif de conquête du roi Philippe II d'Espagne celle d'un certain dictateur moustachu, l'Invincible Armada aux hordes nazies, et le discours de la reine d'Elizabeth Ier qui termine le film à la prise de conscience d'une Angleterre qui sait maintenant que la guerre est inévitable et qu'elle est prête à l'affronter. Un presque chef d'oeuvre et une des meilleures oeuvres de son genre.

 

La Dame du vendredi (Howard Hawks) :

 

1940, La Dame du vendredi

 

Le genre de la "Screwball Comedy" dans toute sa splendeur !!! Près de 150 mots à la minute (possible grâce aux chevauchements des dialogues, très piquants, ne faisant entendre que ce qui est nécessaire!!!) pendant toute la durée du film ne laissant aux acteurs et aux spectateurs que très peu de temps pour reprendre leur souffle, et des tas de situations hilarantes. Un duo Cary Grant-Rosalind Russell éblouissant et un véritable modèle du genre.

 

Le Dictateur (Charlie Chaplin) :

 

1940, Le Dictateur

 

Pris comme un film burlesque, une charge féroce contre le nazisme ou comme un pamphlet humaniste, "Le Dictateur" est un MONUMENT et une très grande preuve du génie comique et prophétique de Charlie Chaplin.

 

Fantasia (James Algar, Samuel Armstrong, Ford Beebe, Norman Ferguson, Jim Handley, T. Hee, Wilfred Jackson, Hamilton Luske, Bill Roberts, Paul Satterfield et Ben Sharpsteen) :

 

1940, Fantasia

 

Une suite de séquences indépendantes les unes des autres, chacune illustrée par une grande composition classique. Si on peut rire de Mickey dans "L'Apprenti Sorcier" ou de la danse des hippopotames, on ne peut qu'être saisi par la beauté de la séquence des créatures de la mythologie gréco-romaine sur "La Symphonie Pastorale" de Beethoven et être très impressionné par le réalisme terrifiant de celle de l'Origine du monde sur "Le Sacre du printemps" de Stravinski. Une oeuvre ambitieuse et révolutionnaire d'une modernité telle qu'il est difficile à croire qu'elle est plus de 70 ans. Walt Disney était vraiment un génie.

 

La Fille du Puisatier (Marcel Pagnol) :

 

1940, La Fille du puisatier

 

"La Fille du puisatier" est le seul film majeur du cinéma français a être sorti en 1940, année qui se distingue par sa très faible production cinématographique par rapport aux années précédentes et aux suivantes. Il faut bien dire qu'à l'époque la France avait d'autres chats à fouetter. D'ailleurs le tournage n'a pas été sans difficulté car entrepris pendant l'Invasion allemande. On peut d'ailleurs entendre à la fin du film le discours du Maréchal Pétain du 17 juin (qu'on a par la suite préféré oublier au profit du discours du 18 juin!!!) appelant à déposer les armes. Si comme tous les films de Marcel Pagnol "La Fille du puisatier" souffre parfois de laisser trop de place aux dialogues, l'interprétation des deux monstres sacrés qu'étaient Raimu et Fernandel en fait tout de même un grand moment de cinéma.

 

Indiscrétions (George Cukor) :

 

1940, Indiscrétions

 

Il y a tout dans ce film pour que tout sente la perfection dans ce film : une mise en scène élégante, raffinée, glamour maîtrisée totalement par un réalisateur au sommet, un scénario et des dialogues finement écrits, des seconds rôles brillants et un trio d'acteurs principaux (Cary Grant, Katharine Hepburn et James Stewart, je défie quiconque de trouver plus prestigieux!!!) phénoménal. Un chef d'oeuvre absolu.

 

Pinocchio (Hamilton Luske et Ben Sharpsteen) :

 

1940, Pinocchio

 

Quand on pense à "Pinocchio", ce n'est pas du tout au conte original de Carlo Collodi que l'on songe mais bien au deuxième long-métrage d'animation de Walt Disney. Avec un très grand perfectionnisme (Walt Disney n'hésitant pas à faire refaire 175 fois certaines séquences à ses animateurs!!!), le grand maître de l'animation a crée ce chef d'oeuvre d'une inventivité visuelle et scénaristique impossible à prendre en défaut. Preuve que le dessin animé est bien resté dans les mémoires, de nombreuses personnes pensent que Pinocchio a été dans le ventre d'une baleine alors que dans le conte original c'était dans le ventre d'un requin. Trop fort ce Disney!!! 

 

Les Raisins de la colère (John Ford) :

 

1940, Les Raisins de la colère

 

Adapté du best-seller de John Steinbeck, magnifiquement réalisé par John Ford et interprété de manière intense en particulier par Henry Fonda dans le grand rôle de sa vie, "Les Raisins de la colère" est avec "Les Temps modernes", le grand symbole hollywoodien sur la Dépression. Un chef d'oeuvre d'humanisme.

 

Rebecca (Alfred Hitchcock) :

 

1940, Rebecca

 

Premier film américain d'Alfred Hitchcock et le seul de sa carrière à avoir eu l'Oscar du Meilleur Film, "Rebecca" transporte le spectateur à travers la vision d'une jeune femme un peu gauche et timide dans une atmosphère captivante, très angoissante, gothique et cauchemardesque. Un des plus grands films du Maître.

 

The Shop Around The Corner (Ernst Lubitsch) :

 

1940, The Shop Around The Corner

 

Bêtement sorti en France sous le titre "Rendez-vous", le titre original "The Shop Around The Corner" (traduisez "Le Magasin au coin de la rue"!!!) résume beaucoup mieux le film car ce n'est pas le couple formé par James Stewart et Margaret Sullavan mais bien la boutique dans laquelle leurs personnages travaillent qui est le centre de l'histoire. Avec toute la subtilité qui fait la grandeur de ses films, Ernst Lubistch filme la vie d'un magasin et la rend vivante par une infinitité de petits détails (par exemple l'employé qui a peur qu'on lui demande son avis!!!). Un joyau!!!

 

La Valse dans l'ombre (Mervyn LeRoy) :

 

1940, La Valse dans l'ombre

 

Beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup trop méconnu, "La Valse dans l'ombre" est pourtant une pure merveilleuse. A chaque fois dans les grands mélos hollywoodiens de l'époque qu'on entendait la moindre BO, on avait l'impression qu'il y avait une centaine de violonistes dans la pièce tellement celle-ci est crispante d'exagération. Or là pas du tout, au contraire on a le droit à une musique étonnamment moderne et qui ponctue admirablement le film. Mais c'est loin d'être la seule qualité de cette oeuvre. La réalisation de Mervyn LeRoy est d'une très grande beauté visuelle, l'histoire est déchirante, Robert Taylor donne une des meilleures interprétations de sa carrière mais c'est surtout le film de Vivien Leigh. Eh oui! La carrière peu prolifique de cette très grande et très belle comédienne ne contient pas deux chefs d'oeuvre (à savoir "Autant en emporte le vent" (1939) et "Un Tramway nommé Désir" (1951)!!!) mais trois. Elle donne une superbe, intense et émouvante interprétation. Il a noter que si le film est très peu connu dans notre très cher hexagone et même aux Etats-Unis, c'est une oeuvre culte en Chine. Et que c'était aussi le film favori de Vivien Leigh et de Robert Taylor dans leurs carrières respectives. Un des trois-quatre plus beaux films du genre et allez disons-le carrément un des plus beaux films de tous les temps.



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